En France, ce sont les juifs qui font la loi.
Quelques années après l'horrible assassinat d'Ilan Halimi, le "gang des barbares" a été jugé et condamné.
26 coaccusés de Youssouf Fofana ont eu des peines allant de 6 mois avec sursis à 18 ans de réclusion criminelle. Notons qu'il y a eu 2 acquittements. Youssouf Fofana quant à lui, a été condamné à la réclusion à perpétuité assortie d'une peine de sûreté.
Mais il se trouve que la famille de la victime et la communauté juive estiment que les peines prononcées contre les complices de Yousouf Fofana, ne sont pas assez importantes. Je vous rassure, on ne les a pas proclamés innocents. On ne les a juste pas condamnés assez sévèrement selon la communauté juive. Certaines peines prononcées sont inférieures d'un à trois ans, les réquisitions de l'avocat général.
Combien de fois le citoyen n'est pas satisfait d'une décision de justice ? Soit la peine est trop importante lorsqu'on se trouve dans le camps des accusés. Soit elle ne l'est pas assez lorsqu'on se trouve dans le camp des victimes. Souvent même, un innocent est condamné à tort.
Mais c'est une décision de justice, et hors mis des procédures judiciaires bien établies et bien cadrées, on ne peut rien y faire. Rappelons au passage, que la loi ne permet pas aux parties civiles de faire appel d'un arrêt de la cour d'assises.
Mais en France, une communauté a tous les droits. Il lui suffit de manifester dans la rue, passer à la Télé pour qu'on ne reconnaisse plus la république.
La ministre de la justice a demandé au procureur général de faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions. L'union syndicale des magistrats est remontée. Madame la ministre n'a qu'à leur infliger une peine elle même pendant qu'on y est.
A cela s'ajoute la demande des parties civiles, de voir le procès en appel, se dérouler en public. La loi l'interdit dans les conditions que nous avons1. Mais modifions alors la loi !
Lorsque pour satisfaire une communauté, le pouvoir exécutif se mêle de cette façon au pouvoir judiciaire, il n'y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Note de l'auteur :
Après quelques discussions avec mes lecteurs au sujet de cet article, je te tiens à rajouter des précisions.
Tout d'abord, je reconnais que mon approche est un peu provocatrice. Si j'avais à réécrire cet article, j'enlèverai la première phrase. Mais je veux attirer l'attention du lecteur sur le fait que mon dessein dans cette histoire est non pas d'attaquer une quelconque communauté, mais de pointer du doigt ce qui me semble être un dysfonctionnement de la République. C'est la tournure politique et juridique qui m'intéresse et non pas de fustiger un groupe ou un autre. Alors même si j'at été un peu incisif envers ceux qui pour moi sont à la source de ce mélange des pouvoirs et ces ingérences de l'exécutif dans le judiciaire, ils ne m'intéressent pas plus que ça. Et mon intention n'est aucunement de m'en prendre à eux.
1: Le principe du huis clos s'impose automatiquement dès lors qu'un mineur - ou un majeur qui était mineur au moment des faits - comparaît en assises, d'après un principe édicté par l'ordonnance du 2 février 1945 sur la délinquance des mineurs.