Moore a encore fait parler de lui avec son dernier brûlot "Capitalism : A Love Story". Toujours égal à lui même, il a au moins le mérite d'investiguer pour dénoncer ce qu'il critique.
Je suis donc allé le voir. Ayant beaucoup apprécié ses précédents pour son habileté à manier humour et vérité, je n'attendais pas moins de ce dernier.
Mais je dois avouer que celui-ci n'est pas à la hauteur de ses documentaires précédents.
Tout d'abord le sujet : la crise financière et ses conséquences.
Après tout ce qu'on a pu entendre sur la crise, tout le tapage médiatique, Moore nous a livré du pur réchauffé, sans grande nouveauté.
Ensuite le contenu : ça manque un peu d'éléments. Les témoignages se succèdent mais n'apportent pas plus. L'émotion y est, quelques investigations bien choisies aussi, mais pas assez selon moi.
Conséquence direct : la durée. On pouvait le faire en moins de 2h06. Moore fait son record de durée, même si les autres ne sont pas beaucoup moins long. On a tendance à s'endormir un petit peu.
Conclusion : Moore nous a habitué à mieux...