Il m'arrive quelques fois, lorsque mes doigts m'échappent, d'écrire sur un de ces sujets du moment qui me révoltent.
Etant question d'amour, un sentiment universel qui devrait tenir une place importante dans chacune de nos vies, j'ai décidé de ne pas m'abstenir de dénoncer l'imbécilité collective, quasi unanime que j'observe dans les medias français depuis près de 10 jours : au sujet du livre de Valérie Trierweiler, "Merci pour ce moment".
Ce livre, je l'ai lu, et je n'y ai pas trouvé ce qu'on en dit chaque jour presque partout.
Je suis tout d'abord surpris et consterné par tous ces gens qui commencent par affubler cet ouvrage de tous les plus dégradant épithètes de la langue française, pour finir en affirmant qu'ils ne le liront pas.
Comment peut-on critiquer un livre qu'on n'a pas lu ? En regardant la presse et les 3 anecdotes qui y sont relatées ?
C'est absurde et je suis extrêmement déçu par cette bêtise collective de notre belle classe médiatique française.
Alors certains me diront qu'ils leur suffit de dénoncer l'intention. Que n'ai-je pas entendu. "Ce livre est une vengeance", "ce livre est fait pour blesser", et j'en passe.
Comment peut-on comprendre l'intention et la raison d'être d'un livre, lorsqu'on n'est pas allé au bout de toutes ses pages ?
A tous ceux qui pensent que ce livre est un acte délibéré de vengeance, j'aimerais vous dire que vous devriez commencer par le lire. Vous y comprendrez certainement que les cris de cœur, lorsqu'on a été abimé par les épreuves de la vie, ne répondent à aucun de ces codes que vous pensez déchiffrer à travers la publication de cet ouvrage.
Ce livre n'est ni politique, ni people. Ce livre ne parle pas de François Hollande, ni du Président de la République française, dont je n'ai pas attendu un livre, pour juger sa politique et sa fidélité aux valeurs de gauche.
Ce livre n'est pas non plus un acte de vengeance, un étalage d'une vie privée sur la place publique, alors que celle-ci devrait rester secrète. Je n'ai pas attendu un ouvrage où il est question de François Hollande, pour trouver la fonction présidentielle abaissée à des considérations amoureuses et autres. François Hollande, avec son casque sur la tête, l'a très indignement fait lui-même.
Ce livre est d'abord le récit d'une histoire d'amour qui finit tragiquement. Il est le témoignage d'un drame, comme il en existe des milliers, très touchant, et heureusement. Ce livre nous donne un regard sensible, un point de vue, sur la vie, sur l'amour, sur le mariage, sur la famille. Ce livre traite sans détour de l'influence de la carrière professionnelle sur la vie de famille. Il aborde la question du divorce, la question du pouvoir, le rapport à la notoriété, la différence entre l'être et le paraitre.
Ce livre est criant de vérité. Il ne m'a pas intéressé pour François Hollande, car encore une fois, ses résultats visibles par la situation du pays me suffisent. Mon opinion au sujet de sa politique n'ont pas changé après ma lecture. Et le témperament amoureux du Président ne m'intéresse pas.
Ce livre traite d'un sujet universel, qui nous parle à tous, en tout cas qui devrait : l'amour.
Et en parlant d'amour, ce livre nous montre avec sincérité et humilité sa facette tragique...
J'ai rarement lu un livre aussi ancré dans la réalité, et qui m'en apprend tant sur l'amour passionnel, lorsque ce dernier transperce une vie remplie de certitudes.
Ceux qui parlent d'un mauvais timing, le font comme si la souffrance devait répondre à un timing politique. Et puis quoi encore...
Alors, à tous ceux qui critiquent si ardemment ce témoignage de vie si bien écrit, qui n'a pas la prétention d'être chose autre, et qui est surtout très loin de ce qu'on en dit sur la place publique.
Vous n'avez tout simplement rien compris...
A d'autres, Guerriers de la Lumiere comme dit Paolo Coelho, car passionnés d'amour.
Je vous le conseille.
JP Assouan.
"Insensé, qui crois que je ne suis pas toi" - Victor Hugo.