La gauche est de retour en France.
Les régionales ont donné à la gauche une victoire éclatante !
Ce pays de gauche qui vote à droite, va enfin retrouver sa cohérence. (je sais que je vais me faire des ennemis en disant ça).
A vrai dire nous n’en savons rien. Certains pensent que 2012 est dans la poche. D’autre pensent qu’il ne faut pas crier victoire si vite, et que les français ne votent pas de la même façon aux élections locales, qu’aux élections nationales.
Evidemment.
Mais tout de même, il vient selon moi de se passer quelque chose de remarquable au sorti de cette élection :
- Numéro 1 : La gauche, et plus précisément le Parti Socialiste, a retrouvé une confiance en soi. Et on sait tous que c’est quelque chose d’important à tous les niveaux.
- Numéro 2 : Après une très mauvaise période, des élections européennes plus que décevantes, le Parti Socialiste vient de montrer à l’ensemble de la gauche que le rassemblement se fera autour de lui, si rassemblement il y a. Parce qu’il est largement au dessus des autres.
- Et justement rassemblement il y aura ! L’alliance victorieuse qui s’est construite à cette élection entre le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche, vient d’apaiser tous ceux qui doutaient encore. Tous ceux qui doutaient d’une alliance type gauche plurielle. Ceux qui pensaient que seuls, ils feraient gagner la gauche, ont appris deux choses avec ces régionales : un, ce n’est pas possible seul et donc il faut s’allier. Deux, lorsqu’on s’allie, on gagne.
- Numéro 4 : Europe Ecologie, la force du moment, réussit tout d’abord à attirer un électorat en perte de repères, et ensuite, par le biais de son alliance, à faire voter cet électorat à gauche.
La gauche a compris des choses élémentaires lors de cette élection : que la population n’avait pas enterré le PS, que N.S. n’était pas invincible. Que toute la gauche valait plus que toute la droite (merci Europe Ecologie), et que le plus dur est de mette son égo de côté pour s’allier.
Aussi, la gauche a une opportunité unique de rebondir sur le seul petit pouvoir qu’il lui reste : celui de faire vivre les régions. Elle doit être en mesure de dire en 2012 : « ce que nous faisons à l’échelle locale, nous pouvons le porter à l’échelle nationale ». Ségolène l’a fait, elle n’était pas loin de le réussir…
Le P.S quant à lui est le grand gagnant parmi tous. Qui disait qu’il était mort et qu’il avait un problème de leader ? En ce moment, entre N.S et Martine Aubry, celui ou celle qui se sent plus leader est bien M. Aubry.
Le P.S a retrouvé un leader, le congrès de Reims est oublié ! Merci les régionales.
Enfin, il reste toutefois des points d’attention qui ne sont pas des moindres : en 2012, il ne suffira pas d’avoir un leader du P.S, mais un présidentiable pour toute la gauche fédérée.
Il ne suffira pas d’avoir une bonne alliance arithmétique, mais un programme pour toute la gauche.
Il ne suffira pas d’avoir une élite parisienne bien rodée à la com’ et des élus locaux très populaires. Il faudra être capable de fédérer tout le monde.
Le succès aux régionales est déjà un bon départ…