Voici un personnage comme j'en ai connu rarement tout au long de ma modeste et petite vie. J'ai eu la chance de le rencontrer en 2008 et j'en suis toujours très fier.
Odon Vallet,
Spécialiste français des religions qui a aujourd'hui 63 ans. Son père, ancien dirigeant d'une grande compagnie d'assurance décède lorsqu'il a 7 ans. A 42, Odon Vallet hérite de la vente de la société de son père, 70 millions d'euros.
Mais il décide de ne pas toucher un euro de cet argent, disant que son métier de professeur lui permet de subvenir à ses besoins. Il crée une fondation qui chaque année, attribue près de 3000 bourses d'étude dans 3 pays du monde, la France, le Benin et le Vietnam.
Il dira au sujet de l'argent, avec le sourire : "la richesse ne m'intéresse pas".
Considéré comme l'homme le plus généreux et philanthrope de France.
Odon Vallet est unique en son genre, je n'ai jamais rencontré d'homme comme lui. Il n'est pas intéressé par le matériel, ni par l'avoir, mais par l'autre.
Avoir comme seule passion : l'humain.
Son oeuvre, la fondation Vallet, sous l'égide de la fondation de France, aide les jeunes défavorisés à poursuivre leur étude. Odon Vallet raconte que son père a, pour des raisons financières, connu des difficultés pour poursuivre ses études. Alors en mémoire à ce dernier il a crée cette fondation. Ce n'est pas une revanche mais une réponse positive à la vie, comme le prix à payer pour rendre le monde meilleur.
Je dis de lui qu'il est "contre nature". Parce qu'il est tellement rare de rencontrer des hommes de sa générosité, qu'on en vient à croire qu'elle n'est pas humaine.
Est-ce humain de ne pas avoir de passion qui nécessite du matériel ? Est-ce humain de ne pas toujours aspirer à plus de confort ? Est-ce humain de penser aux autres avant soi même ?
Autant de questions qui me laissent perplexe. Perplexe dans un monde de plus en plus matérialiste et égoïste. Je ne m'attarde pas dessus parce qu'il s'agit de banalités, m'y appesantir serait populiste.
Une chose est sure, celui là n'est fait pas de la même façon que ses semblables. Et que le monde serait peut-être meilleur, si nous avions tous un peu d'Odon Vallet en nous.